Everton 0 Manchester United 1 – Šeško, encore lui : United s’impose dans la fournaise d’Everton

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Posté le mardi 24 février 2026 à 11 h 18 min

Auteur : Jake Leslie

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Il fallait du sang-froid, de la patience et ce soupçon d’instinct qui fait basculer les matches serrés. À Hill Dickinson Stadium, nouvelle enceinte d’Everton encore vibrante de curiosité et de fierté, Manchester United a signé une victoire précieuse (1-0), la cinquième en six rencontres sous Michael Carrick.

Et comme souvent ces dernières semaines, le dénouement porte un nom : Benjamin Šeško.

Entré en jeu à l’heure de jeu, le Slovène a frappé à la 71e minute, surgissant dans le dos de la défense pour convertir avec une froide lucidité une passe de Bryan Mbeumo. Un appel tranchant, une prise de balle nette, une finition du plat du pied au-delà de Jordan Pickford : simple, clinique, décisif.

Everton avait préparé l’événement. Immense tifo, ferveur compacte, décibels assourdissants. Dès le coup d’envoi, la pression est palpable. Senne Lammens, surpris par le pressing immédiat de Thierno Barry, évite d’entrée la catastrophe. Le ton est donné : ici, rien ne sera offert.

United monopolise le ballon mais peine à percer. Sur une action confuse, Amad Diallo croit profiter d’une hésitation de Pickford, mais James Tarkowski sauve sur sa ligne. La pluie, la pelouse glissante, l’intensité des duels compliquent les enchaînements.

Diogo Dalot se montre le plus entreprenant côté mancunien, forçant Pickford à plusieurs interventions solides. En face, James Garner, ancien de l’Académie, fait passer un frisson sur coup franc, mais Lammens veille.

La première période s’éteint sans éclat. Match fermé, tendu, presque minéral.

Everton revient des vestiaires avec plus d’allant. Harrison Armstrong oblige Lammens à une parade réflexe. United vacille légèrement. Carrick agit : Šeško entre à la 58e minute.

Le changement modifie l’équilibre. Le Slovène offre une profondeur nouvelle, une menace constante. Une première transition échoue, Matheus Cunha glisse au moment décisif. Mais le signal est lancé.

À la 71e minute, Mbeumo isole son vis-à-vis et accélère. Le centre — ou plutôt la passe tendue — traverse la défense. Šeško surgit. On ne l’avait pas vu venir. Il est déjà parti. Contrôle orienté, frappe sèche. 1-0.

Mbeumo, exténué, cède sa place. Carrick densifie son arrière-garde. Everton bombarde, multiplie les centres, empile les corners. Michael Keane tente sa chance de loin, Lammens repousse encore. Le gardien belge, autoritaire dans les airs, sécurise chaque trajectoire.

Šeško manque le break, contré par Pickford dans un duel serré. Tyrique George essaie à son tour, sans succès.

Puis vient le coup de sifflet final.

Ce n’était pas flamboyant. Ce n’était pas simple. Mais c’était maîtrisé.

Manchester United décroche son premier clean sheet à l’extérieur de la saison et confirme une dynamique qui ressemble désormais à autre chose qu’une embellie passagère.

Sous Michael Carrick, l’équipe gagne en solidité. Et avec Benjamin Šeško, elle possède ce luxe rare : un joueur capable de transformer un match fermé en victoire précieuse.

Dans la course à la Ligue des champions, ces soirs-là comptent double.

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