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L'HISTOIRE DU STANDARD ATHLETIC CLUB
Prenant le relais du très formel Gordon F.C.,
fondé en octobre 1891, le Standard Athletic Club est créé en
mars 1892 par les frères Wynn, W.-D. Attrill et N. Tunmer.
Le club se fixe à la Porte Dauphine.
Le 1er novembre 1892, le Standard affronte
le Club Français ; c'est le début d'une farouche rivalité qui
va tenir Paris en haleine pendant une décennie. Le premier
choc se solde par un match nul. Lors de la revanche, ce sont les
Français du Club qui s'imposent 2-0.
Le 11 décembre 1892, le Standard rencontre l'équipe
que tout le monde craint : les White-Rovers. Logiquement, le Standard
s'incline 5-1. Les White-Rovers sont vraiment les plus forts. Ils
le confirment d'ailleurs le 22 janvier 1893 en écrasant 3-0
le Standard.
Le dimanche suivant, le Standard se
venge de cette nouvelle déconvenue en infligeant un sévère
4-0 au Club Français. Ces toutes premières affiches
du football français drainent quelques dizaines de curieux
le long des lignes de touche.
Le Standard ne se contente pas d'égayer les
après-midi de ses membres, mais prend aussi en compte ses
soirées. Ainsi, tout comme son homologue des White-Rovers,
des smoking-concerts sont organisés chez Dehouve, à la
Porte Maillot.
Le Standard est le premier club français à tenter
l'expérience de l'entrée payante. Au Trotting Club
de Levallois, les recettes sont plutôt maigres...
En fin de "saison" 1892-93, le Standard dispute
un match "international" face aux Londoniens du Marylebone
F.C. C'est une sévère défaite 7-0!
Lassés de l'ostracisme de l'U.S.F.S.A. concernant
le football, le Standard et les White-Rovers menacent de se constituer
en ligue indépendante. L'U.S.F.S.A. ne peut permettre cette
dérive et préfère reconnaître le football,
afin de mieux en contrôler l'expansion. Toutefois, à Paris,
sous la houlette des Standard et autres White-Rovers, il est déjà trop
tard pour les anti-foot de l'U.S.F.S.A., qui sont contraints de laisser
mettre en place un comité où siègent notamment
des membres du Standard, et un championnat.
Les White-Rovers sont les grands favoris
du premier championnat : ils sont invaincus! Pourtant, c'est le
Standard qui
arrache le titre en poussant les Rovers à rejouer la finale
(2-2) pour les battre, 2-0, le 6 mai 1894. Le Standard présente
alors l'équipe suivante : H. Wynn - W.-D. Attrill, E. Wynn
- Hill, J. Roscoe, Leguillard - Vines, O. Hickx, Hunter, A. Tunmer,
N. Tunmer. Seul Français du onze du Standard : Leguillard.
Le Standard confirme son titre la saison
suivante et s'affirme comme le club phare de cette première décennie
de l'histoire du football français en s'adjugeant les titres
en 1894 et 1895, puis en 1897 et 1898. Seul ce satané Club
Français a osé arracher un titre au Standard en 1896.
C'est pourtant le Club qui remporte
les titres 1899 et 1900. Les Français trébuchent
ensuite face au Havre A.C. en finale nationale.
Les Rose et Noir du Standard enlèvent un nouveau
titre en 1901 et affrontent le double champion de France en titre,
Le Havre A.C. Après un match nul à Paris, le Standard étonne
en infligeant un énorme 6-1 aux solides Havrais. Le titre
est de retour à Paris!
Toujours fidèles à la première
série du championnat de France U.S.F.S.A. jusqu'à la
Grande Guerre, le Standard a le plus grand mal à endiguer
la montée en puissance de nombreux clubs solides à Paris.
Le palmarès s'en ressent ; il n'aura plus jamais le clinquant
des débuts.
Le Standard est l'un des 48 clubs co-fondateurs
de la Coupe de France en 1917-18. Après avoir écarté Championnet
Sports en 32es de finale (5-1), le Standard retrouve son vieux rival
au tour suivant : le Club Français. Dans la plus pure tradition
des oppositions Club-Standard, un match nul 2-2 sanctionne la rencontre
qu'il faut rejouer. Hélas pour le Standard, c'est le Club
qui domine nettement le replay (5-1).
On retrouve le Standard en 32e de finale
de la Coupe en 1925 et 26, mais c'est l'ultime apparition dans
les palmarès
du club du président Tomalin.
Le Standard préfère en effet poursuivre
sa carrière dans l'intimité de sa retraite douillette
et très british de Meudon en se contentant de s'aligner dans
des compétitions "mineures". L'authentique doyen
du football français, aujourd'hui obscur club du district
des Hauts-de-Seine, se porte comme un charme ; merci pour lui. Son équipe
fanion évolue aujourd'hui dans l'anonyme championnat de première
division du Critérium du Samedi..
Extraits du "Dictionnaire historique des clubs de football
français", 1999, éditions Pages de Foot
MUSC
a été invité à la journée "Porte ouvert" du club le 27 juin 2004
Le site Internet du SAC
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