L'HISTOIRE
RACONTEE DE MANCHESTER UNITED
Troisième
partie
6
FEVRIER 1958, FIN D'UN RÊVE
LE DRAME DE MUNICH
Des
flocons de neige tombent sur un avion en ruine. C'est une scène
qui glaçe les esprits de tous les
supporters de Manchester United et du monde entier. Le désastre
de l'aéroport
de Munich, le 6 février 1958, emporte 21 vies, dont celles
de sept Busby Babes. C'est une terrible tragédie
qui hante toujours le coeur des personnes liées au club.
Quelques décennies après, les fans rêvent
encore de ce que cela aurait pu être si l'équipe était
rentrée saine et sauf à Manchester, après
les quarts de finale de la Coupe d'Europe face au Red Star Belgrade.
C'est une histoire terrifiante marquée d'héroïsme:
L'avion
affrété par Manchester s'est arrêté à Munich
pour faire le plein de kérozène. Il doit repartir
quelques minutes plus tard .Hélas, après deux décolages
avortés,
il est clair que quelque chose ne va pas avec un des
moteurs.
Mais
l'avion, un Elisabeth, peut décoller avec un seul
moteur et là est la funeste décision. Alors que
l'avion s'élance à nouveau sur la piste, la peur
envahit le visage des joueurs.
"Nous
allons mourir" crie Johnny Berry. Au
lieu de quitter le sol, l'avion effectivement pique du nez,
heurte la barrière en
bout de piste, traverse une route et finit sa course dans une
maison. L'aile et une partie de la queue de l'appareil volent
en éclat. Quant au fuselage, il termine sa course dans
un hangar plein de pneus et de gazole. Aussitôt, tout
s'embrase.
Il
est 10 h 09, le mercredi 6 février 1958, une date à jamais gravée
dans nos coeurs.
Le
gardien Harry Gregg se conduit alors comme un héros.
Après s'être extirpé de la carcasse,
il décide de retourner tenter de sauver des flammes un bébé et
sa maman grièvement blessée, risquant sa vie. Puis,
malgré les risques d'explosion, il tire Bobby Charlton et
Dennis Viollet par les bas de leurs pantalons en dehors du feu.
Les images de cette catastrophe plongent le monde dans la stupeur.
La
vue de la plaque commérative en mémoire
des disparus de Munich accrochée à l'extérieur
de la tribune Ouest est un moment émouvant de toute visite à Old
Trafford.
Le
jour de l'anniversaire, les supporters se réunissent et chantent
"the flowers of Manchester". Les paroles de cette chanson fut
envoyé anonymement à un magazine folk en octobre 1958 en indiquant
que la musique était celle de "High Germany". Elle fut enregistré
en 1962 par les Spinners.
The Flowers of Manchester
One cold and bitter Thursday in Munich, Germany,
Eight great football stalwarts conceded victory,
Eight men who will never play again who met destruction there,
The flowers of English football, the flowers of Manchester
Matt Busby's boys were flying, returning from Belgrade,
This great United family, all masters of their trade,
The Pilot of the aircraft, the skipper Captain Thain,
Three times they tried to take off and twice turned back again.
The third time down the runaway disaster followed close,
There was a slush upon that runaway and the aircraft never rose,
It ploughed into the marshy ground, it broke, it overturned.
And eight of the team were killed as the blazing wreckage burned.
Roger Byrne and Tommy Taylor who were capped for England's side.
And Ireland's Billy Whelan and England's Geoff Bent died,
Mark Jones and Eddie Colman, and David Pegg also,
They all lost their lives as it ploughed on through the snow.
Big Duncan he went to, with an injury to his frame,
And Ireland's brave Jack Blanchflower will never play again,
The great Sir Matt Busby lay there, the father of his team
Three long months passed by before he walked again.
The trainer, coach and secretary, and a member of the crew,
Also eight sporting journalists who with United flew,
and one of them Big Swifty, who we'll ne'er forget,
the finest English 'keeper that ever graced the net.
Oh, England's finest football team its record truly great,
its proud successes mocked by a cruel turn of fate.
Eight men will never play again, who met destruction there,
the flowers of English football, the flowers of Manchester
1958
- 1968 > A la poursuite des années
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